Le Tatouage

 
 
Déontologie

1. Le respect des règles d’hygiènes.
2. Informer le futur tatoué sur la procédure qu’il va suivre, sur la stérilisation du matériel. Il doit aussi l’informer sur les risques sociaux que comportent un tattoo sur le cou, le visage ou bien encore le poignet s’il y a lieu.
3. Informer le futur tatoué sur les soins à pratiquer post tattoo.
4. Ne pas tatouer avant 16 ans. En effet le corps bouge énormément entre la pré-adolescence et l’âge adulte.
5. Tatouer de 16 à 18 ans avec autorisation parentale. Cependant il est courant que les tatoueurs refusent de tatouer à cet âge malgré une autorisation des parents. Le risque étant qu’un petit tattoo sur l’omoplate se retrouve sur l’épaule quelques années plus tard.



Mode Opératoire


- Tout ce qui est décrit ci-dessous doit se situer dans une pièce à part de la pièce d'accueil de la boutique.
- Le tatoueur doit utiliser un stérilisateur (autoclave B et/ou ultra son) pour son matériel (buses, tubes, aiguilles) ou du matériel pré-stérilisés à usage unique. Dans tous les cas le matériel doit être stocké dans des sachets stériles. Ceci ayant pour but d'avoir du matériel dépourvu de bactéries, de microbes, de virus...
- Mais il n'y a pas que ce matériel de tatouage qu'y est important, il s'agit aussi et surtout de tout un mode opératoire, identique à celui des infirmiés.
- En effet la table sur laquelle on s'allonge lors de la séance doit être protégé par du papier essuie tout, comme chez votre médecin. La table ayant été préalablement nettoyée par un désinfectant.
- La bouteille de désinfectant doit elle aussi être protégée par du papier film. Avant toute cette préparation le tatoueur se lave les mains (son lavabo en inox avec allumage à pied de préférence, le papier essuie tout doit se trouver dans un distributeur, ce qui évite la contamination du rouleau) et met des gants.
- Ensuite il prépare sa table de tatouage. Il se relave les mains selon le même procédé. Il déballe le matériel, prépare ses caps avec l'encre. Puis monte sa machine. Il prépare aussi son mélange vaseline/crème, on en prend une déja prête. Cela va servir à empêcher l'échauffement de la peau lors du tattoo, et ainsi permet un travail plus propre sur une peau plus réceptive.
- Une fois ce travail préparé, il se lave les mains, pour la préparation de la peau. Il désinfecte la peau puis l'enduit d'un produit permettant l'application du calque dessiné au préalable avec le client. Le tatoueur se lave les mains une fois de plus et met les gants. Il fait allonger/asseoir le client et commence le travail.
- Lors de l'acte, le tatoueur passe réguliètement de son mélange crème/vaseline sur les partie à tatouer. Puis encre le motif grâce au dermographe. Il ne faut pas hésiter à demander une pause si l'on ne sent pas bien. En sachant bien que la reprise après une pause si l'on ne sent pas bien. En sachant bien qu'après une pause il est assez difficile de reprendre car la peau qui a souffert prépare sa cicatrisation et a un peu de mal à subir une seconde agression. Voilà pourquoi la gestion du stress est primordiale.
- Après le tattoo, le professionnel explique au nouveau tatoué les soins à prodiguer à son tatouage. De plus il est nettement préférable de revenir voir son tatoueur de 3 semaines à 1 mois après pour montrer l'évolution du tattoo et faire les éventuelles retouches (gratuites normalement).



Risques

Contamination :
- L'acte du tatouage se pratique avec un faisceau d’aiguilles. Il entre dans la peau entre le derme et l’épiderme. Par conséquent les aiguilles entre en contact avec le sang du client. Le mode opératoire décrit ci dessus doit être scrupuleusement respecté. Ceci évite la transmission de maladie du tatoueur au client, du client au tatoueur et d’un client précédent au client actuel. Si ce mode opératoire n’est pas respecté, voici une liste non exhaustive des virus/bactéries qu’il est éventuellement possible de transmettre que ce soit le tatoueur le porteur ou le client : Le SIDA, l’hépatite C, le staphylocoque (ex : doré), champignons...
- Cette transmission est extrêmement rare, mais il est sûr que vu la gravité, il est préférable de vérifier que l’on a en face de soit une personne soigneuse. Ce qui induit si le tatoueur et/ou le client est porteur d’une de ces maladies, que la transmission est proche de 0 lors du respect stricte de ces règles.

Allergies :
- Les encres contiennent en quantité assez limité de nickel, ce qui chez certaines personnes extrêmement sensibles provoque une allergie. C’est rare mais lors d’une allergie est connue, il est bien de prévenir le tatoueur qui fera un essai sur une zone test, pour vérifier l’allergie à l’encre. L’allergie avérée induira un tatouage impossible.

Douleurs :
- La douleur dépend de chacun. Cependant il est à noter que généralement le tatouage est douloureux. Il est donc préférable d’y aller en ayant bien dormi, bien mangé et en étant détendu. Un risque d’évanouissement (malaise vagal) n’est pas à exclure si ces paramètres ne sont pas pris au sérieux. Se pose la question de la crème anesthésiante. Doit on l’utiliser ou non ? Certains diront que la douleur fait partie du jeu… L’inconvénient de cette crème est qu’elle modifie la texture de la peau et que le tatoueur a plus de mal à travailler correctement.

Cicatrisation :
- Il s’agit, une fois réalisé de bien s’en occuper pour éviter une infection qui défigurerait le tattoo, et qui pourrait engendrer des problèmes de peaux. (voir "soins" ci dessous).
- Il est préférable de ne rien prendre avant et après le tattoo.
- Avant : Médicaments à base d’aspirine, Alcool cela pourrait fluidifier le sang, ce qui induirait un risque d’hémorragie. Drogues, Alcool, Médicaments sans aspirine le risque majeur est une perception différente de l’acte. Pour certain l’effet sera bénéfique, le client sera effectivement anesthésié. Pour d’autres, la douleur sera amplifie. Ce qui pourrait provoquer une réaction d'agressivitée ou d’extrême tristesse (crise de larmes). Pour d’autres enfin, il pourrait y avoir aucun effet, ce qui rend ce traitement inutile.
- Après : Ne pas boire d’alcool après le tatouage, cela risquerait de provoquer un rejet de l’encre. Par conséquent il faudrait faire des retouches, voire le refaire après cicatrisation. Ne pas prendre d’aspirine non plus, cela pourrait empêcher une bonne cicatrisation.

Côté Artistique :
- Si le tatoueur ne respecte pas les prérogatives ci dessus, qu’en sera t il de la réalisation ? Il vaut mieux changer de tatoueur. Outre les maladies, il y aussi le risque d’un mauvaise réalisation, piqué trop profond, ou pas assez. Dans le premier cas, le tatouage sera en relief, dans le second, l’encre risque de fuser ( traits plus épais que prévu) et de s’estomper. C’est un acte à vie, ce serait dommage qu’au bout d’un ou deux ans il ne ressemble plus à rien.

Côté Porte monnaie :
- Le prix dépend d’un grand nombre de paramètres : du tatoueur, de la taille, de la couleur, de la difficulté d’exécution, de l’amabilité du client, de l’intérêt du motif. Certains pourraient être choqués par certains de ces paramètres, mais on parle ici de tatouage fait par un humain, et non par une machine, il n’a aucune obligation d’accepter un tattoo. S’il a l’impression que le client vient au hasard avec un motif non réfléchi, il peut augmenter le prix pour tenter de faire réfléchir le client (ceci accompagné d'une discussion). Le prix peut baisser si le tatoueur reconnaît une motivation de la part du client. Il ne faut pas avoir peur d’un prix un peu élevé, mais il ne faut pas s’y fier non plus.
- Le tatoueur peut demander un acompte. Ceci évite à une personne peu motivée de lui faire dessiner quelque chose (perte de temps) dont il ne se servira pas. Cela est déduis du prix du tattoo.
C’est une certaine affinité avec le tatoueur qui doit compter.

Côté Vie sociale :
- De nos jours, le tatouage est de plus en plus accepté. Mais il n’est pas encore démocratisé totalement non plus. Le client doit bien y réfléchir avant de se faire tatouer. Certains métiers se fermeront devant une personne tatouée. Par conséquent il faut bien penser à son avenir avant. Un tattoo voyant (poignet, cou, bras) peut être un frein lors d’entretien pour un emploi par exemple. Tout dépend de l’age du futur tatoué, et de sa place dans la société. Certains considèrent encore qu’être tatoué signifie forcément un problème psychique.




Choix du motif/emplacement

- Deux méthodes se proposent à un futur tatoué. Le flash, dessin fait par le tatoueur, pris dans son book. Le custom, d’inspiration personnelle, ou de ce qui se fait en tatouage (ex : old/new school). Chacun son choix, sachant qu’un tatoueur préférera de toute façon personnaliser le tatouage en fonction du futur tatoué.
- L’emplacement va de paire avec le motif. Le dessin peut s’adapter à un emplacement voulu, ou bien on peut choisir un autre emplacement si le dessin est plus adapté à un espace différent.

Flash
- Lorsque l’on va chez un tatoueur, on trouve généralement des planches de flashs. Si le tatoueur travaille de cette manière, on peut en choisir un et se le faire tatouer si on le désire. En choisissant la taille et l’emplacement du dessin.
Custom
- Le futur tatoué vient avec son idée, un modèle si sa qualité de dessinateur le permet, ou bien avec la photo/image s’il s’agit d’une image à personnaliser et à retravailler. Ensuite s’instaure une discussion avec le tatoueur pour peaufiner les détails, ou bien pour une création complète du dessin. Une fois le dessin terminé (pas forcément le jour même), un RDV sera pris pour l’encrage si les deux parties sont d’accord sur le résultat. Le tatoueur ne se servira pas de ce modèle personnel pour quelqu’un d’autre.



Choix du tatoueur

Spécialité
- Chaque tatoueur a sa spécialité, ses préférences. Le rendu sera d’autant plus sympa si le motif du futur tatoué correspond aux préférences du tatoueur. Par conséquent, avant de se décider, il est bien de voir le style des tattoos réalisés par le tatoueur, pour voir si c’est dans le style que ce que l’on souhaite.
Feeling
- Lorsque l’on discute avec le tatoueur, il faut qu’une certaine affinité apparaisse entre le futur tatoué et le tatoueur. Ceci permettra d’être plus détendu lors de l’encrage. De plus cela permet d’obtenir un motif mieux choisi, car le futur tatoué aura pu exposé toutes ses volontés sans craintes de moqueries ou autre.




Soins/cicatrisation

Mode opératoire
- Une fois l’acte terminé, le tatoueur place de la crème cicatrisante sur le tattoo et positionne du cellophane dessus pour permettre au tatoué de rentrer chez lui. Ce « pansement » ne doit pas être maintenu plus de 6H. Il est simplement là pour permettre à la peau de s’apaiser un peu, le temps que le tatoué se remette un peu et puisse s’en occuper. Le tatoueur doit expliquer au nouveau tatoué les soins à prodiguer au tatouage.
- À cette étape, le travail du tatoueur est terminé c’est au tatoué de prendre le relais. Une fois rentré chez lui et lorsqu’il s’en sent capable, le tatoué doit retirer le pansement, nettoyer le tattoo avec de l’eau tiède à froide et du savon pH neutre. Le mieux est de rincer à l’eau froide pour refermer les pores de la peau. Il ne faut pas frotter, donc il est préférable qu’il reste un peu de crème plutôt que d’abîmer le tattoo.
- Ensuite laisser sécher, qu’il n’y ait plus d’eau, puis appliquer la crème préconisée par le tatoueur (b bepanthen, biafine, cycatril, homéoplasmine…). Le mieux est de le laisser respirer, si ce n’est pas possible une compresse tenu par du sparadrap (veillez à ce que la compresse ne colle pas sur le tattoo quand vous la changerez, le cas échéant humidifier la avant de la changer). Cela dépend aussi de l’emplacement du tattoo. Le lavage peut s’effectuer une fois par jour voire deux, mais plus n’est pas nécessaire. Surtout ne pas mettre autre chose qu’un savon pH neutre ( ni shampooing, ni savon parfumé) durant la cicatrisation. La crème 2 à 3 fois par jour en fonction de la réaction de la peau.

Précautions
1. Ne pas mettre trop de crème. Il faut en mettre par couche fine et bien la faire pénétrer.
2. Ne pas arracher les croûtes qui se forment (mélange de croûte et d’encre).
3. Ne pas laisser la peau sèche, ce qui à cause des frottements pourraient arracher la peau.
4. Bien se laver les mains avant de mettre la crème.
5. Mettre un vêtement propre/compresse sur le tattoo.
6. Ne pas exposer le tattoo au soleil, eau de mer, piscine.. pendant la cicatrisation. Post cicatrisation ne pas oublier de mettre de la crème solaire pour conserver les couleurs. (le noir aussi est une couleur)
7. Mettre de temps en temps de la crème hydratante pour raviver les couleurs.

Durée
- La cicatrisation totale met d'une semaine à un mois.



Les lois…

- Aucune loi ne régit la profession. Une loi contrôlant les composants des encres a récemment été promulguée.
- Aucun statut légal n’encadre le tatoueur. Il faut donc se fier à la déontologie du métier.
- Cependant une inscription à la DDASS de la région de l'entreprise ainsi qu'une formation sur l'hygiène et le soins sont désormait obligatoire.
- Le SNAT (syndicat national des artistes tatoueurs) tente de faire au mieux pour valoir au mieux les spécificités de ce métier.




Cordialement
 
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